Comment subvenir à ses besoins financiers, pendant une thèse

par Hegemon - 22 mars 2025 - Catégorie : Culture, Entreprise, Société - Tags : doctorant, doctorat, financement, job étudiant, Securitas, sureté, thésard, thèse

Les doctorants font souvent face au même dilemme : avancer sa thèse, ou gagner sa vie ? Un travail alimentaire permet de subsister, mais il reste alors au thésard peu de temps pour mener ses recherches et avancer ses travaux. Fort heureusement, quelques solutions existent, pour les plus motivés.

Le pont doré : la thèse rémunérée

Quelques heureux, tous les ans, décrochent une rémunération pour leur thèse. Cette dernière permet au doctorant d’avancer sereinement dans ses études. Elle peut être issue d’une bourse étudiante, d’origine universitaire, étatique, ou autre. Elle peut aussi être délivrée directement par une entreprise qui « parraine » le doctorant – si le sujet étudié est d’une grande importance stratégique pour l’entreprise mécène. Hélas, rares sont les thèses rémunérées et les places sont chères. Adrien de Tricornot, du Monde, en atteste : « Le non-financement des recherches effectuées par les thésards est dénoncé depuis longtemps par les associations de doctorants en sciences humaines. La Confédération des jeunes chercheurs (CJC), qui regroupe une quarantaine d’associations de doctorants et de docteurs de toutes les disciplines, rappelle aussi régulièrement que le doctorat est une expérience professionnelle de recherche et qu’en conséquence les doctorants doivent être considérés comme des jeunes chercheurs et non comme des étudiants, ce que reconnaissent les textes européens. » En somme, le thésard ne pourra souvent reposer que sur sa propre créativité et ses ressources pour rendre son doctorat possible.

Le cas classique : le job alimentaire

Deuxième option, moins confortable mais plus accessible, le job alimentaire. Les Echos préviennent : « A côté de leurs travaux, bien des doctorants courent après les financements tout en cumulant enseignement et parfois petits boulots. A cela peut s'ajouter l'administratif qui va à contre-courant de leurs recherches. » Souvent sous-payé et aux horaires contraignants, ces postes sont faciles à décrocher mais ralentiront considérablement l’avancée des travaux. L’étudiant aura souvent à arbitrer entre augmenter son travail et ses revenus d’une part, mais alors ralentir le progrès dans sa thèse (voire décrocher, in fine) d’autre part, et vice-versa. Les secteurs qui recrutent sont la restauration, la restauration rapide, et les commerces, souvent à des salaires proches du SMIC.

Certains postes semblent faits sur-mesure pour les doctorants

Enfin, certains postes se prêtent particulièrement à l’équilibre recherché par les doctorants. Adrien Brown, responsable de compte chez Sécuritas, indique : « Certains doctorants prennent des postes chez nous, en parallèle de leurs études, ce qui leur fournit un équilibre satisfaisant et durable ». Les postes d’agents de sureté consistent à sécuriser des lieux sensibles (comme des ambassades ou des data centers) et ont la particularité d’organiser le temps de travail sur trois jours à 12h, plutôt que cinq jours à 7 heures. « Les doctorants signent donc des contrats à temps plein, mais qui leur laissent quatre jours libres par semaine pour avancer leurs travaux. C’est une formule qui convient aussi aux start-uppers qui veulent du temps pour développer leur entreprise, avant de se rémunérer», précise Adrien Brown. Attention, ces postes sont soumis à certains critères : il faut, pour être validé par le ministère de l’Intérieur, être de nationalité française (ou 5 ans minimum sur le territoire national), anglophone, mobile et d’un professionnalisme irréprochable.
Se lancer dans un doctorant est une épreuve ardue, chacun le sait, et qui peut en effrayer plus d’un. Mais les solutions publiques, comme privées, existent pour pouvoir sereinement atteindre son but académique, pour qui s’en donnera les moyens.

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