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	<title>Société - Hegemon</title>
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		<title>Comment subvenir à ses besoins financiers, pendant une thèse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Hegemon]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Mar 2025 18:01:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Entreprise]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[doctorant]]></category>
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					<description><![CDATA[Les doctorants font souvent face au même dilemme : avancer sa thèse, ou gagner sa vie ? Un travail alimentaire permet de subsister, mais il reste alors au thésard peu de temps pour mener ses recherches et avancer ses travaux. Fort heureusement, quelques solutions existent, pour les plus motivés. Le pont doré : la thèse [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Les doctorants font souvent face au même dilemme : avancer sa thèse, ou gagner sa vie ? Un travail alimentaire permet de subsister, mais il reste alors au thésard peu de temps pour mener ses recherches et avancer ses travaux. Fort heureusement, quelques solutions existent, pour les plus motivés.</em></p>
<p><strong>Le pont doré : la thèse rémunérée</strong></p>
<p>Quelques heureux, tous les ans, décrochent une rémunération pour leur thèse. Cette dernière permet au doctorant d’avancer sereinement dans ses études. Elle peut être issue d’une bourse étudiante, d’origine universitaire, étatique, ou autre. Elle peut aussi être délivrée directement par une entreprise qui « parraine » le doctorant – si le sujet étudié est d’une grande importance stratégique pour l’entreprise mécène. Hélas, rares sont les thèses rémunérées et les places sont chères. Adrien de Tricornot, du Monde, en atteste : « <em>Le non-financement des recherches effectuées par les thésards est dénoncé depuis longtemps par les associations de doctorants en sciences humaines. La Confédération des jeunes chercheurs (CJC), qui regroupe une quarantaine d’associations de doctorants et de docteurs de toutes les disciplines, rappelle aussi régulièrement que le doctorat est une expérience professionnelle de recherche et qu’en conséquence les doctorants doivent être considérés comme des jeunes chercheurs et non comme des étudiants, ce que reconnaissent les textes européens.</em> » En somme, le thésard ne pourra souvent reposer que sur sa propre créativité et ses ressources pour rendre son doctorat possible.</p>
<p><strong>Le cas classique : le job alimentaire</strong></p>
<p>Deuxième option, moins confortable mais plus accessible, le job alimentaire. Les Echos préviennent : « <em>A côté de leurs travaux, bien des doctorants courent après les financements tout en cumulant enseignement et parfois petits boulots. A cela peut s'ajouter l'administratif qui va à contre-courant de leurs recherches</em>. » Souvent sous-payé et aux horaires contraignants, ces postes sont faciles à décrocher mais ralentiront considérablement l’avancée des travaux. L’étudiant aura souvent à arbitrer entre augmenter son travail et ses revenus d’une part, mais alors ralentir le progrès dans sa thèse (voire décrocher, in fine) d’autre part, et vice-versa. Les secteurs qui recrutent sont la restauration, la restauration rapide, et les commerces, souvent à des salaires proches du SMIC.</p>
<p><strong>Certains postes semblent faits sur-mesure pour les doctorants</strong></p>
<p>Enfin, certains postes se prêtent particulièrement à l’équilibre recherché par les doctorants. Adrien Brown, responsable de compte chez Sécuritas, indique : « <em>Certains doctorants prennent des postes chez nous, en parallèle de leurs études, ce qui leur fournit un équilibre satisfaisant et durable</em> ». Les postes d’agents de sureté consistent à sécuriser des lieux sensibles (comme des ambassades ou des data centers) et ont la particularité d’organiser le temps de travail sur trois jours à 12h, plutôt que cinq jours à 7 heures. « <em>Les doctorants signent donc des contrats à temps plein, mais qui leur laissent quatre jours libres par semaine pour avancer leurs travaux. C’est une formule qui convient aussi aux start-uppers qui veulent du temps pour développer leur entreprise, avant de se rémunére</em>r», précise Adrien Brown. Attention, ces postes sont soumis à certains critères : il faut, pour être validé par le ministère de l’Intérieur, être de nationalité française (ou 5 ans minimum sur le territoire national), anglophone, mobile et d’un professionnalisme irréprochable.<br />
Se lancer dans un doctorant est une épreuve ardue, chacun le sait, et qui peut en effrayer plus d’un. Mais les solutions publiques, comme privées, existent pour pouvoir sereinement atteindre son but académique, pour qui s’en donnera les moyens.</p>
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		<title>Ces français emprisonnés à l’étranger</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Hegemon]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Feb 2025 19:59:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Juridique]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[En 2023, plus de 2000 français étaient incarcérés à l’étranger, pour les trois quarts pour des motifs de droit commun ou d’activités liées au trafic de stupéfiants. Mais près de 500 d’entre eux sont incarcérés pour motifs “autres” - lisez, pour des raisons politiques et diplomatiques. Les résultats du Quai d’Orsay, central dans la gestion [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>En 2023, plus de 2000 français étaient incarcérés à l’étranger, pour les trois quarts pour des motifs de droit commun ou d’activités liées au trafic de stupéfiants. Mais près de 500 d’entre eux sont incarcérés pour motifs “autres” - lisez, pour des raisons politiques et diplomatiques. Les résultats du Quai d’Orsay, central dans la gestion de ces affaires sensibles, est en dents-de-scie.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Une monnaie d’échange entre pays</strong></p>
<p>Le nombre de détenus étrangers, ainsi que leurs origines, est un indicateur étrange mais fiable des relations diplomatiques entre pays. Sans surprise, le nombre de détenus occidentaux et français est monté en flèche depuis l’invasion de l’Ukraine par les forces armées russes. Les agents de renseignement qui, de temps de paix, étaient tolérés par leurs pays d’accueil, sont davantage surveillés et arrêtés en cas de conflit. Dès lors, chaque pays dont les espions auront été arrêtés aura la tentation de détenir des citoyens étrangers en contrepartie, en vue d’un futur échange; comme cela a eu lieu en août 2024, lorsque Moscou a libéré de nombreux prisonniers politiques dans le cadre d’un accord. A l’occasion de leur libération, le quai d’Orsay a publié un <a href="https://it.ambafrance.org/Russie-La-France-se-rejouit-de-la-liberation-de-plusieurs-prisonniers">communiqué</a>: “<em>La France s’associe à l’émotion des familles et des gouvernements alliés suite à la libération de plusieurs prisonniers politiques détenus en Russie, dont Vladimir Kara-Mourza, Ilya Iachine, Oleg Orlov, Alexandra Skotchilenko, Evan Gershkovich, Paul Whelan, Alsu Kurmasheva, Rico Krieger, Patrick Schöbel et Kevin Lik. Elle exprime son soulagement, notamment au regard des conditions de détention auxquelles ils étaient soumis et des risques qu’elles faisaient peser sur leur santé.</em>” Le rôle spécifique de Paris dans cet accord n’est pas connu officiellement. Aujourd’hui, ce sont près de 1300 étrangers détenus par Moscou, dans l’attente que leur échange soit négocié et qu’ils puissent retrouver leurs familles. Et le cas n’est en rien spécifique à la Russie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Des règles de droit international pas toujours respectées</strong></p>
<p>La France se soumet, en principe, à diverses règles de droit international dans la gestion des prisonniers étrangers. Notamment, l’Hexagone refuse d’appliquer le principe d’extradition si le condamné encourt la peine de mort pour le délit commis, dans son pays d’origine. Ainsi faisant, la France promeut l’abolition de la peine de mort au-delà de ses frontières. Mais cette noble volonté n’est pas sans limite. En effet, Paris n’applique pas cette même prudence humanitaire quand il s’agit de traitements inhumains ou dégradants.  En 2024, les Nations Unies se penchaient sur<a href="https://documents.un.org/doc/undoc/gen/g24/207/34/pdf/g2420734.pdf"> le cas de Paul Maillot</a>, un franco-malgache incarcéré en 2021 pour “coup d’état”, après un procès entaché d’irrégularités et détenu dans des conditions proches de la torture. Les sphères diplomatiques soupçonnent que l’ancien officier français de gendarmerie a été incarcéré par le président malgache pour faire taire ses critiques du pouvoir et de la situation désastreuse du pays. Sa fille, Elise Maillot, femme d’affaires parisienne, témoignait récemment au micro de <a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20250119-madagascar-apr%C3%A8s-la-d%C3%A9tention-du-franco-malgache-paul-maillot-rafanoharana-sa-fille-demande-l-intercession-de-paris">RFI</a>, appelant Paris à l’action: “<em>Aujourd'hui, on a un Français qui est détenu dans ces conditions qui sont inhumaines, assimilées, je le rappelle, à la torture. Les termes de l'ONU sont clairs et donc, on ne peut pas rester les bras croisés. Et moi, en tant que fille, je ne peux pas rester les bras croisés. Je continuerai le combat aussi longtemps qu'il faudra le mener, mais mon père, lui, au vu de ses conditions de détention actuelles, ne pourra pas tenir encore 16 ans et demi dans ces conditions. C'est impossible. Les autorités françaises disent régulièrement que la France n'abandonne jamais ses citoyens. Je demande très simplement qu'elle nous en fasse la démonstration dans le cas de mon père</em>”. En effet, d’autres citoyens français ont été rapatriés en France et Paris, qui verse annuellement <a href="https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/madagascar/relations-bilaterales/#:~:text=La%20France%20est%20le%204e,200%20millions%20USD%20fin%202021).">200 millions d’euros</a> au titre de l’aide au développement, a largement l’influence nécessaire pour demander son transfèrement.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Le rôle central des Nations Unies</strong></p>
<p>L’ONU a pleinement conscience que le traitement réservé aux prisonniers, comme le respect du droit fondamental, est inégal dans le monde. Pour autant, l’organisation internationale ne peut se permettre l’ingérence dans tous les pays, au risque d’être perçu comme un organe de domination occidental et de porter atteinte au tissu relationnel global. Ainsi, les Nations Unies cherchent à s’appuyer sur les quelques pays au monde qui remplissent simultanément deux critères : une adhésion rigoureuse aux principes qui encadrent les libertés et la détention d’une part, et des liens forts à la communauté internationale d’autre part. La France répond parfois présent à l’appel du devoir, comme elle le fit pour Farida Adelkhah, anthropologue incarcérée par Téhéran avec son mari. En février 2023, Paris obtient sa <a href="https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/iran/evenements/article/iran-liberation-de-fariba-adelkhah-10-02-23">libération</a>: “<em>La France se réjouit de la libération ce soir de Mme Fariba Adelkhah, chercheuse au centre de recherches internationales (CERI) de Sciences Po, qui était injustement détenue en Iran à la prison d’Evin. Il est essentiel que Mme Fariba Adelkhah puisse recouvrer l’ensemble de ses libertés, y compris celle de retourner en France si elle le souhaite. La France rappelle sa demande de libération immédiate et sans conditions de tous les ressortissants français détenus arbitrairement en Iran</em>”, laissant ainsi entendre que le cas de Farida Adelkhah n’est pas isolé. Paul Maillot, comme des centaines d’autres détenus politiques, attend toujours. En 2023, l’ONU se penchait sur le sort des centaines de prisonniers politiques au <a href="https://news.un.org/fr/story/2023/01/1131127">Myanmar</a> qui sont toujours incarcérés malgré la libération de 7000 de leurs camarades à l’occasion d’une amnistie. Fin 2023, c’étaient aux prisonniers du Sahara occidental,<a href="https://al24news.com/fr/appel-de-lonu-pour-la-liberation-des-prisonniers-politiques-sahraouis-par-le-maroc-une-grande-victoire/"> détenus au Maroc</a> sur fond de conflit territorial, de faire l’objet de l’attention des Nations Unies.</p>
<p>Pour chaque famille de détenu politique, c’est une longue lutte qui, parfois, traîne durant des années, dans l’espoir de voir un jour la justice rétablie et de retrouver leur proche. Les services diplomatiques sont alors confrontés à l’alternative, entre servir les intérêts de la Nation ou ceux de la justice.</p>
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		<title>La fédération des auto-entrepreneurs demande au gouvernement de réouvrir le FDS</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Hegemon]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Sep 2020 12:42:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[Après avoir sondé pour une quatrième fois sa population des AE, la Fédération Nationale des Auto-Entrepreneurs (FNAE) fait appel au gouvernement, car les entrepreneurs souffrent toujours du choc économique de la crise.  Face à une reprise molle, la FNAE estime que la fermeture du Fonds de Solidarité est prématurée.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Après avoir sondé pour une quatrième fois sa population des AE, la Fédération Nationale des Auto-Entrepreneurs (FNAE) fait appel au gouvernement, car les entrepreneurs souffrent toujours du choc économique de la crise.  Face à une reprise molle, la FNAE estime que la fermeture du Fonds de Solidarité est prématurée.</em></p>
<p>Le 3 septembre, la FNAE a sondé un échantillon important (plus de 3000 personnes) quant aux conditions de reprise et à leur situation individuelle. Malgré l’intervention gouvernementale, la reprise des activités se fait attendre et plus des deux tiers de la population des auto-entrepreneurs sondés prévoient toujours de grosses difficultés. Ils sont parmi les premiers impactés par la reprise économique faible.</p>
<p>Le Fonds de Solidarité avait ciblé comme secteurs les plus vulnérables, et donc les plus susceptibles de recevoir une aide gouvernementale, le secteur touristique, le secteur sportif, les services aux entreprises, la logistique et la communication.</p>
<p>Les auto-entrepreneurs ont massivement fait appel aux dispositifs d’aide gouvernementale en début de crise, mais leur soutien a subitement chuté à l’été. La FNAE cite deux facteurs-clés :</p>
<ul>
<li>Les décalages de trésorerie, qui imposent des semaines, voire des mois, entre l’activité réelle et l’encaissement des factures. Le président, Grégoire Leclercq, explique que « Les bénéficiaires du régime qui ont redémarré cette rentrée n’encaisseront leur chiffre d’affaires qu’au dernier trimestre 2020 ».</li>
<li>La cécité bureaucratique qui exclura parfois un auto-entrepreneur qui travaille pourtant dans un secteur soutenu, parce qu’il n’est pas enregistré auprès des services de l’Etat sous le bon code d’activité (NAF). Selon la FNAE, « les communicants dans le monde de la culture ou du sport sont particulièrement touchés, pour ne citer qu’eux »</li>
</ul>
<p>Le fonds de solidarité ne vient plus en soutien des auto-entrepreneurs dont la trésorerie est en décalage avec leurs activités.</p>
<p>La barrière du code NAF prive un grand nombre d’auto-entrepreneurs de l’aide, alors qu’ils travaillent dans un secteur pourtant soutenu., témoigne la FNAE.</p>
<p>De surcroît, les auto-entrepreneurs se sentent sacrifiés suite à l’arrêt soudain de leur dispositif d’aide, alors que les TPE et PME vont bénéficier d’un soutien appuyé. La FNAE demande donc au gouvernement de réactiver le Fonds de Solidarité jusqu’à la fin de l’année, de prévoir une fermeture dégressive et de le généraliser à l’ensemble des secteurs. En contrepartie, le syndicat suggère que les AE pourraient être tenus de justifier la baisse de leur chiffre d’affaires. La FNAE estime, sans ces mesures d’urgences, le nombre de structures d’auto-entrepreneurs qui sont menacées entre 200 et 300 000. Ces mesures permettraient alors de protéger les auto-entrepreneurs les plus vulnérables, et d’optimiser les fonds destinés à la relance.</p>
<p>La FNAE demande donc à être reçue par le gouvernement pour ouvrir ces négociations.</p>
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		<title>La nouvelle vague des enseignements alternatifs</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Hegemon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Jun 2019 08:01:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[alternatif]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[jeunesse]]></category>
		<category><![CDATA[manécanterie]]></category>
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					<description><![CDATA[L’enseignement national, tant envié dans certains pays étrangers, ne semble plus ravir l’affection des Français. En 2016, seul un tiers de la population avait une opinion favorable de l’Education Nationale. Classes surpeuplées, programmes politiquement chargés, absentéisme chronique, postes vacants, sécurité… nombreux sont les motifs pour lesquels certains parents vont chercher ailleurs une qualité pédagogique. Mais une passion naissante chez l’enfant peut aussi justifier cette bascule.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><i>L’enseignement national, tant envié dans certains pays étrangers, ne semble plus ravir l’affection des Français. En 2016, seul un tiers de la population avait une opinion favorable de l’Education Nationale. Classes surpeuplées, programmes politiquement chargés, absentéisme chronique, postes vacants, sécurité… nombreux sont les motifs pour lesquels certains parents vont chercher ailleurs une qualité pédagogique. Mais une passion naissante chez l’enfant peut aussi justifier cette bascule.</i></p>
<p>Soit par lassitude des insuffisances du système, soit par un désir d’altérité ou d’ailleurs, de plus en plus de parents se tournent vers les enseignements alternatifs. Or, s’ils sont nouveaux, ils ne sont pas forcément récents. En effet, d’innombrables alternatives sont proposées dans l’éducation chaque année, et seules les méthodes qui ont fait leur preuves sur une certaine durée inspirent une confiance suffisante aux parents pour qu’ils sautent le pas de la scolarité alternative pour leurs parents. Les principales méthodes alternatives sont Montessori, Steiner et Freinet. La <a href="https://decouvrir-montessori.com/quest-ce-que-la-pedagogie-montessori/"><span style="color: #1155cc;"><u>première</u></span></a>, la plus connue, remonte à plus d’un siècle et a contribué à former de nombreuses figures historiques. Elle repose sur l’éveil de la curiosité, notamment par le toucher et la découverte sensorielle, ainsi que la liberté d’entreprendre. Ainsi, les enfants sont libres d’aller et venir entre les diverses activités proposées, afin de maintenir l’esprit de l’écolier en éveil et ouvert à l’apprentissage. Le mouvement régulier, au travers de la journée, est également privilégié, de manière à éviter les longs moments immobiles, propice à l’endormissement et la perte de concentration. La méthode Montessori est en pleine vogue, et de nombreux centres se sont ouverts dans les dernières années, à Paris comme en Province. Les méthodes <a href="https://www.icem-pedagogie-freinet.org/node/8309"><span style="color: #1155cc;"><u>Freinet </u></span></a>et <a href="https://www.rtl.fr/girls/societe/maternelle-alternative-la-methode-steiner-libere-la-creativite-7792750628"><span style="color: #1155cc;"><u>Steiner </u></span></a>reposent, elles, sur l’invitation faite à l’enfant à s’exprimer, dans ses envies comme dans son originalité. Les échanges sont calqués sur le monde extérieur et adulte, afin de ne pas confiner l’enfant à un monde idéalisé qui s’imposerait ensuite à lui.</p>
<p>Lorsque l’enfant a déjà commencé à exprimer une passion pour un intérêt particulier, il y a alors aussi une occasion de sauter le pas, vers l’enseignement alternatif. En effet, ce qui est relégué au rang de “matière mineure” dans l’enseignement général, peut être mis au centre du projet pédagogique et en devenir le moteur principal. Pour les sections collège, lycée et post-bac, certains instituts tels que l’Académie Sports et Études à Paris, Cannes et Nîmes, permettent d’articuler la scolarité autour de l’activité sportive. Sans négliger en rien les études, le fait de placer ce qui anime la passion de l’élève au centre de son projet permet de l’en rendre acteur et de garder au plus haut sa motivation. <a href="https://www.sportsetudesacademy.com/temoignages/"><span style="color: #1155cc;"><u>Selon </u></span></a>une ancienne élève, “<i>cette structure m’a permis de m'améliorer dans mes capacités sportives et scolaires. Les encadrants sont à l’écoute et nous prennent en considération ce qui n’est pas souvent le cas dans d’autres écoles</i>”. Pour les élèves plus jeunes, et centré sur les activités sportives en montagne, l’établissement chrétien Sainte-Croix des Neiges propose également une expérience unique à ses élèves. Couvrant le spectre du primaire au lycée, il propose un coeur de projet pédagogique sportif et en plein air à ses élèves, à quelques encablures du lac Léman (côté Français).</p>
<p>La musique est aussi considéré comme une voie pédagogique à fort potentiel pour contenir et animer l’apprentissage. Nombreux sont les enfants qui, dès leur jeune âge, présentent un intérêt pour la musique et le chant, a fortiori durant notre époque où les carrières musicales sont remises à l’honneur. Des établissements tels que la <a href="https://www.pccb.fr/"><span style="color: #1155cc;"><u>Manécanterie </u></span></a>des petits chanteurs à la croix de bois accueillent les enfants mélomanes qui souhaitent exercer et perfectionner leur voix. Depuis plus d’un siècle, la Manécanterie conjugue l’art du chant (en studio comme en tournées, nationales et internationales), avec l’enseignement pédagogique, sportif et religieux. Son directeur artistique, Tanguy Dionnis du Séjour, adhère à la <a href="http://www.epccb.fr/le-projet-educatif/"><span style="color: #1155cc;"><u>vision </u></span></a>selon laquelle: “<i>Le chant véritable est un cri du coeur, bien plus qu’un geste technique : un coeur qui doit s’éveiller sans relâche pour que le Petit Chanteur entre toujours plus profondément dans sa grande mission</i>”. Aujourd’hui installée à Autun, en Bourgogne, elle accueille les enfants du primaire au lycée et représente un moyen canalisateur et développant pour les artistes en herbe. De nombreux élèves font ensuite <a href="http://www.regismengus.com/"><span style="color: #1155cc;"><u>carrière </u></span></a>dans le milieu artistique.</p>
<p>Enfin, pour les familles disposant des ressources nécessaires, l’enseignement à domicile reste une option. Soit assuré par le parent ou par un précepteur, l’enseignement est spécifique à l’enfant. La loi prévoit en <a href="https://droit-finances.commentcamarche.com/faq/34414-instruction-a-domicile-en-france-ce-que-dit-la-loi"><span style="color: #1155cc;"><u>effet </u></span></a>que “<i>L'instruction en famille (IEF) peut être donnée par les deux parents, un seul d'entre eux ou par l'instructeur de leur choix. Il n'existe pas de condition de diplôme pour instruire un enfant. Mais l'administration s'assurera que l'instruction donnée à l'enfant répond au niveau exigé</i>.” Ses forces et faiblesses sont alors identifiées et son apprentissage sera calibré parfaitement pour lui ou elle.</p>
<p>Il convient de rappeler qu’en France, seule l’instruction est obligatoire, et non l’inscription dans telle ou telle école. Les parents ont le choix entre l’enseignement public, l’enseignement privé sous contrat ou hors contrat, voire de prendre à leur propre charge l’instruction de leurs enfants. En fonction des désirs et projets de l’enfant, il existe donc de nombreuses alternatives à l’enseignement monolithique de l’Etat. Plus que de fuir un enseignement jugé insuffisant, de nombreux parents font le choix, non du “partir de”, mais du “aller vers”: leur connaissance intime de leurs enfants leur permet souvent d’identifier aisément dans quelle structure ils s'épanouiront.</p>
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		<title>La glorieuse erreur de communication de l’Eglise catholique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Thomas H. Malone]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Mar 2019 22:37:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[Aux prises avec les affaires qui secouent l’une des plus vieilles institutions du monde, le Vatican a fait le choix d’une stratégie qui enfreint toutes les règles de la communication de crise, et de la gestion de l’image. Derrière cette apparente erreur, l’Eglise confirme qu’elle n’est pas assimilable à d’autres organisation et que sa boussole [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><i>Aux prises avec les affaires qui secouent l’une des plus vieilles institutions du monde, le Vatican a fait le choix d’une stratégie qui enfreint toutes les règles de la communication de crise, et de la gestion de l’image. Derrière cette apparente erreur, l’Eglise confirme qu’elle n’est pas assimilable à d’autres organisation et que sa boussole n’est pas celle du monde.</i></p>
<p>Avec l’affaire Bissey, en <a href="https://www.google.com/search?q=pedophilie+bissey&amp;oq=pedophilie+bissey&amp;aqs=chrome..69i57.6524j0j4&amp;sourceid=chrome&amp;ie=UTF-8">2001</a>, ce qui n’était qu’un agrégat d’accusation isolées prend la dimension systémique et fait naître la crise dans laquelle l’Eglise catholique est plongée depuis plus de 15 ans, maintenant. Audrey Dumin, de France culture, écrit: “<i>Dès les années 1990, des affaires d'agressions sexuelles sur mineurs surgissent au sein de l'Eglise catholique. Mais il faut attendre les années 2000 pour que ces cas prennent une dimension mondiale</i>.” En effet, les révélations médiatiques se sont enchaînées depuis et les cas isolés se sont consolidés dans un soupçon de “système occulte”, qui viserait à taire le problème pour préserver l’image, mais par là-même, protéger les agresseurs et multiplier les victimes. Un crime qui en entraîne un autre, donc. Par ailleurs, il est essentiel d’être précis dans sa vision et de ne pas entacher l’ensemble du crime de quelques-uns. Penserait-on à soupçonner l’ensemble des éducateurs de tels agissements, parce que<a href="http://www.francesoir.fr/societe-faits-divers/pedophilie-un-educateur-connu-de-la-justice-accuse-de-viol-sur-mineur-marseille"> l’un d’entre eux</a> s’y est livré? La grande majorité de l’église tient en horreur ses agissements, mais cela ne change rien au fait que l’Eglise est confrontée à ce problème, et qu’il engage sa responsabilité.</p>
<p>La présence d’éléments pédophiles dans l’Eglise et ses périphéries, comme dans toute organisation qui a accès à l’enfance (éducation, tutorat, lieux de vacances, etc.), n’est tristement guère surprenante. Il est logique, hélas, que des personnes qui ressentent une puissante attirance envers les enfants se tournent vers des secteurs qui leur permettra l’accès. Inversement, ceux qui ne sont pas en contact régulier d’enfants risquent bien moins de voir de telles attirances germer dans leurs esprits, rien de bien incompréhensible ici. Ce qui est véritablement surprenant, c’est le choix de l’Eglise (et plus précisément les papes Benoît et François) face à ce drame.</p>
<p>Dès le début des années 2000 se mettent en place des conférences au sommet pour trouver comment mettre fin à ce phénomène, dont on soupçonne par la fréquence qu’il serait presque une maladie incurable de la société toute entière. La décision est prise, face à la gravité double des faits, et de l’exigence morale à laquelle l’Eglise est astreinte, d’assumer les faits et de procéder au traitement - nécessairement violent - qu’il appelle. A compter de cette phase, les faits ne sont plus enfouis, et la politique silencieuse du “transfert discret” est abolie. Or, en termes de gestion d’image et de communication, c’est bien la dernière chose à faire. Le choix des deux derniers papes a été, non pas de “s’acquitter” de ses obligations légales, mais d’aller bien au-delà, jusqu’à la douloureuse introspection. Nicolas Sénèze <a href="https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/Pape/Abus-sexuels-lEglise-entame-reforme-2019-02-24-1201004764">écrit</a>: “<i>Une Église qui assume, donc, ses fautes et ses péchés. Qui refuse ce que François a désigné comme le « justicialisme », c’est-à-dire une vision trop légaliste qui se contenterait de la seule sanction des abus mais sans une profonde prise de conscience ni un travail avec ceux qui, par le monde, sont mobilisés contre le fléau des abus sur mineurs.</i>”</p>
<p>En effet, l’étude des scandales (communément appelée la “polémique”) fait ressortir la “procédure standard” de communication de crise. Elle passe par de nombreuses phases, notamment de temporisation, mais peut se résumer de la manière suivante:  On <a href="https://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/ismael-emelien-ne-savait-pas-que-la-video-d-alexandre-benalla-qu-il-avait-poste-anonymement-sur-un-compte-twitter-etait-fausse-1151013.html">nie être au courant</a>, on fait semblant de s’en occuper si c’est inévitable et, surtout, on tente de transférer la faute sur quelqu’un d’autre. L’administration précédente, la société, un prestataire, un subordonné, peu importe. Tout est bon à prendre.  A titre de comparaison, une excellente gestion du scandale Findus a permis à la marque de survivre au séisme, car l’attention de l’opinion publique fut tournée<a href="https://www.lexpress.fr/styles/saveurs/lasagnes-au-cheval-la-viande-du-sous-traitant-de-findus-venait-de-roumanie_1218647.html"> vers le sous-traitant</a>. Les divers scandales politiques mènent immanquablement à un défilé d’hommes politiques sur les plateaux de télévision, jurant, les yeux écarquillés de candeur,<a href="http://archive.francesoir.fr/actualite/faits-divers/affaire-dsk-a-lille-sarkozy-assure-qu-il-ne-savait-rien-209439.html"> qu’ils ne savaient pas</a>. Disent-ils vrai ou faux? Cela n’a aucune importance: c’est un exercice, une étape nécessaire à la rémission de l’organisation qu’ils représentent.</p>
<p>Non seulement cette voie, pourtant bien maîtrisée, ne fut-elle pas choisie par le Vatican, mais aucune excuse ne fut invoquée: le pape a pris la responsabilité du dossier, se présentant seul comme interlocuteur. La tentation pourtant dut être grande, de reprocher aux souverains précédents d’avoir laissé ces agissements perdurer si longtemps. Elle fut repoussée, en toute connaissance de cause : s’il est moralement recommandable pour un individu de reconnaître ses fautes, c’est un acte kamikaze pour une organisation, et le pape le sait. L’aveu, même du bout des lèvres, mènera immanquablement au déchaînement de l’opinion publique et des media. Afin de permettre la rémission des victimes, et la sienne propre au passage, l'Église a fait le choix d’affronter la tempête, quitte à horrifier tous les experts en communication du monde. Les partisans de la méthode classique auront vite fait d'inscrire ce choix dans une logique de complaisance, mais il n’en est rien. Le pape François a choisi de jeter la lumière sur les faits, comme il était attendu d’un grand nombre. Mais <a href="http://www.leparisien.fr/societe/refus-de-la-demission-de-barbarin-a-cause-du-pape-ils-renient-leur-bapteme-20-03-2019-8036451.php">son refus &lt;</a>de la démission du cardinal Barbarin, avant que l’affaire ne se termine, montre qu’il ne souhaite plus obéir ni à la logique du silence et de l’autruche, ni à celle des cris. Déplaire à soi-même, et déplaire aux autres, il aura réussi les deux, en vertu d’un objectif supérieur, celui de la justice qu’il se doit de servir. Plaire à nul autre que Celui qu’il représente sur terre.</p>
<p>Il serait naïf de penser que le tournant stratégique de l’Eglise au début du siècle, s’est fait par ignorance des codes de la communication ou par maladresse politique. De toute évidence, l’Eglise a enfreint les règles de l’art du marketing dans un choix délibéré et assumé. L’heure actuelle, est à la douleur. Douleur des victimes, des auteurs, de l’Eglise, de la population, de tous. Lorsque la poussière retombera, il apparaîtra clairement que le Vatican a enfin refusé d’obéir à la rue, ou à ses intérêts propres, pour mieux suivre la boussole de Dieu.</p>
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		<title>Evasion fiscale, mon amour</title>
		<link>https://www.hegemon.eu/2019/03/01/evasion-fiscale-mon-amour/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Hegemon]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Feb 2019 23:23:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[On gagne une élection avec l’argent des riches, les votes des pauvres, en faisant croire à chacun qu’on va le protéger de l’autre. L’évasion fiscale, notre meilleure ennemie, représente une opportunité fort utile dans l’instrumentalisation de la lutte des classes fiscale. Les Français adorent la haïr, Bercy sait s’en servir. Comme sa cousine sulfureuse, l’optimisation [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>On gagne une élection avec l’argent des riches, les votes des pauvres, en faisant croire à chacun qu’on va le protéger de l’autre. L’évasion fiscale, notre meilleure ennemie, représente une opportunité fort utile dans l’instrumentalisation de la lutte des classes fiscale. Les Français adorent la </em><em>haïr, Bercy sait s’en servir.</em></p>
<p>Comme sa cousine sulfureuse, l’optimisation fiscale, l’évasion fiscale passe rarement plus de quelques mois sans faire parler d’elle. A chaque révélation, comme un parfum de scandale, qui va bien au-delà de la réponse juridique qui y sera apportée: la presse s’engouffre immédiatement dans une saga qui passionnera assurément le lecteur. En grande partie, une affaire d’évasion fiscale se joue grandement hors des tribunaux, et bien plus dans la sphère publique. Et qu’importe la technique utilisée, légale ou pas: le scandale des GAFAs qui optimisent leur posture fiscale ulcère à peu près autant que les affaires Cahuzac ou Thévenoud. Mais si la presse est assurée de trouver un intérêt, qui alors alimente la presse?</p>
<p>Le syndicat Solidaires-Finances publiques <a href="https://www.europe1.fr/economie/la-fraude-fiscale-atteint-100-milliards-deuros-par-an-selon-un-rapport-3755717">chiffre</a> le “manque à gagner”: “<em> Le chiffre donne le tournis et montre l'étendu du travail restant à accomplir. Selon un rapport du syndicat Solidaires-Finances publiques, dévoilé jeudi par Marianne, le montant total de la fraude fiscale s'élève à 100 milliards d'euros par an</em> ”, chiffre peu ou prou identique à celui présenté par le gouvernement. Or, pourquoi le gouvernement chercherait-il donc à publiciser son échec à recouvrer l’impôt? Quel est son bénéfice à ce que le chiffre officiel soit le plus haut et ulcérant possible? Mais avant même de se poser la question, ce chiffre est-il d’ailleurs fiable?</p>
<p>En effet, il y a peu de choses moins faciles à mesurer précisément que l’évasion fiscale. Comme le dit Marie Viennot dans son <a href="https://www.franceculture.fr/emissions/le-billet-economique/60-1000-240-milliards-combien-coute-levasion-fiscale">billet économique</a> de France Culture: “Que les estimations de fraudes et évasion fiscale soient fausses, forcément... comment mesurer ce qui par définition veut se cacher?”. Les <a href="https://www.franceculture.fr/emissions/la-bulle-economique/fraude-fiscale-qui-veut-compter-les-milliards-manquants">méthodes de calcul</a> varient: multiplier le redressement moyen par le nombre de contribuables (méthode bottom up); ou comparer le chiffre attendu avec les montants réellement perçus (méthode top down). Chaque méthode a ses forces et faiblesses, et elle produiront des résultats différents. Il conviendra, au moment de lancer la campagne de communication, de prendre le mieux-disant.</p>
<p>La logique contenue dans cette communication opportune semble aussi bien douteuse. Lorsque</p>
<p>Ce qui nous ramène au pourquoi: quel intérêt derrière la publication de ces chiffres, et les feuilletons judiciaires réguliers qui “attestent” de leur véracité? En effet, le gouvernement pourrait fort bien se moquer de la “fuite des capitaux”, puisqu’elle pourrait très bien la compenser par la simple augmentation des prélèvements - chose qu’il fait depuis plusieurs décennies sans sourciller. Nicolas Goetzmann, d’Atlantico, <a href="https://www.atlantico.fr/decryptage/1015137/57-du-pib-de-depenses-publiques--anatomie-d-un-record-francais-construit-sur-une-bulle-des-depenses-sociales-depuis-40-ans-nicolas-goetzmann">détaille</a> : “<em> la progression de la taille de l’État a été ininterrompue depuis lors, pour atteindre un nouveau seuil record en 2013, à 57% du PIB.</em> ” Qu’importe la fuite, tant qu’on a un robinet infini?</p>
<p>Seulement voilà, tourner le robinet fiscal n’est pas chose si aisée que cela. Il convient tout d’abord de préparer le consentement à l’impôt, un principe fondamental dans la collecte fiscale, que les administrations taisent soigneusement, de peur que le contribuable ne prenne conscience qu’il pourrait tout aussi bien le refuser. En effet, la collecte fiscale française, parmi les plus performantes du monde, repose bien plus sur la docilité nationale que sur une véritable force de coercition. Que pourraient les quelques milliers d’inspecteurs fiscaux si les dizaines de millions de citoyens, travailleurs et entreprises françaises refusaient tout simplement de verser l’impôt? Deux méthodes pour inciter au consentement à l’impôt, discrètement et sans jamais prononcer le mot: la sanction et la communication.</p>
<p>Le volet sanction repose sur une équation fort simple: même si les chances d’être pris sont minces, on rend la sanction dissuasive, confiscatoire et dévastatrice - l’épouvante potentielle suffira pour certains récalcitrants. Oui, mais pour les autres? Le génie est non pas de dissuader par un rapport de force bien fragile, mais bien d’amener les citoyens eux-même à augmenter la pression fiscale sur eux-même. Et c’est là où l’évasion fiscale devient un cadeau du ciel. On l’utilisera à bon escient sur la seule tranche de population qui soit fiscalement intéressante: les classes moyennes.</p>
<p>En effet, le pauvre est fiscalement sans intérêt, car on lui prendra difficilement l’argent qu’il n’a pas. Le riche, étrangement, est tout aussi ennuyeux: Il verse déjà beaucoup, ne serait-ce qu’en TVA (l’impôt principal) et si venait à Bercy l’envie de lui en prendre plus, une armée d’avocat fera que les sommes récupérées seront très chèrement gagnées. Enfin, le riche, en haut de sa pyramide, n’a que bien peu de confrères. Les classes moyennes, voilà où est l’argent. L’impôt recoupé n’est certes que de quelques milliers, mais il faudra le multiplier par les millions de membre de cette classe. Pour plus d’argent, appuyer ici.</p>
<p>Rares sont ceux qui aiment verser l’impôt, même s’il convient de jurer le contraire sur un plateau de télévision. Et la classe moyenne encore moins, puisqu’elles ne sont pas assez riches pour que l’impôt soit indolore, et qu’elles considèrent (dans une certaine mesure, à raison) qu’elles portent seules l’effort national, avec pour seule récompense de se faire traiter de bourgeois en retour. Hurler contre l’évasion fiscale, au-delà de la bien naturelle réaction épidermique, c’est dire en filigrane combien on est bon citoyen.</p>
<p>Faire miroiter les optimisations fiscales plus ou moins légales de quelques indélicats devient alors extrêmement intéressant dans la stratégie fiscale: on provoque l’ulcère, et ce seront alors les ulcérés, classes moyennes comme défavorisés, qui exigeront un nouveau tour de vis fiscal afin que cesse cette infamie. Et tour de vis il y aura, puisque plébiscité par 99% de la population, mais qui, à nouveau ne s’appliquera qu’aux seules tranches juteuses de la population: les classes moyennes, qui réclamaient elles-mêmes le serrage de boulon. Les classes aisées, elles, donneront simplement un peu plus à leur fiscaliste.</p>
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		<title>Joliesse et beauté</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Adrian H. Brown]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Feb 2019 23:11:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Billet d'Humeur]]></category>
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					<description><![CDATA[Une erreur trop souvent commise par les femmes est celle d'accepter la défaite en plein milieu du jeu. Cette erreur provient d'une confusion conceptuelle : le manque de distinction entre la joliesse et la beauté, parfois mélangée dans un même pot, ou alors l'une élevée simplement au-dessus de l'autre : être belle serait être très [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Une erreur trop souvent commise par les femmes est celle d'accepter la défaite en plein milieu du jeu. Cette erreur provient d'une confusion conceptuelle : le manque de distinction entre la joliesse et la beauté, parfois mélangée dans un même pot, ou alors l'une élevée simplement au-dessus de l'autre : être belle serait être très jolie. Or, ces deux concepts sont bien différents; sans quoi le peuple français ne se serait probablement pas donné la peine de forger deux termes différents.</p>
<p>La joliesse est un fait, la beauté est une oeuvre. Confondre les deux, c'est renoncer à conserver l'une quand on est en passe d'achever l'autre. Et, lorsque la première est le fruit d'une loterie génétique bien arbitraire, la seconde redonne quelque espoir à toutes les femmes du monde, sans exception.</p>
<p>Un de mes vieux capitaines disait, lorsque j'étais sous son commandement :" A 40 ans, on a la gueule qu'on mérite". Lisez "à 20 ans, même laids, vous êtes beaux, parce que vous êtes jeunes. A 90 ans, vous serez laids, mais personne ne vous en voudra. A 40 ans, si vous vous êtes surveillés, entretenus et respectés, alors vous serez les plus beaux hommes du monde. Si vous avez cedé à toutes les excuses et les paresses du temps qui passe, vous serez repoussants."</p>
<p>Si l'aphorisme est séduisant, il est néanmoins incomplet, car il ne s'applique qu'à la beauté charnelle, et non esthétique ou stylistique. Construire son esthétique, son image, est un travail de très longue haleine, qui requiert une patiente étude de soi-même dans le reflet du regard des autres et celui de la glace. Il faudra quelques temps à la jeune femme pour se rendre compte que ses yeux sont plus agréables que sa bouche, ou son cou que ses mains. Il lui en faudra encore au moins autant pour organiser son image : mettre en avant ce qui est plaisant, mettre en retrait ce qui l'est moins. Or, c'est seulement une fois qu'elle aura défini quelle couleurs, quelles tailles, quelles formes lui apportent l'harmonie esthétique qu'elle deviendra véritablement belle. A compter de ce moment, elle s'affranchit largement du lot que la nature lui a donné.</p>
<p>Les plus forcenées sont si inconscientes du concept de beauté qu'elles s'accrochent avec une volonté morbide à l'apanage par essence éphémère de leur joliesse. Elles implorent médecins et maris de permettre qu'on fasse aller leur corps à l'inverse du temps. Les limbes qui s'en suivent sont délicieuses, éphémères et impitoyables. On en voit le résultat dîner dans les restaurants chics de paris, entre célibataires sexagénaires, avec des cigarettes menthol et des petits chiens sur les genoux, seuls êtres encore inconscients de ce que leurs maîtresses n'ont rien compris à l'art d'être une femme.</p>
<p>Je croise des jolies filles par centaines dans la rue. Si je ne m'en plains guère, je ne me retourne jamais, et pas seulement par décence : l'envie n'est pas là. Le moment est semblable à sentir une brise passer sur son visage. C'est agréable mais on n'arrêtera pas pour autant ce qu'on est en train de faire. Inversement, je suis toujours frappé d'admiration devant une femme belle. Elles sont rares, et ont tout le mérite du monde car elles ont mis en forme humaine l'image que Dame Nature ou la vie leur avait donné, avec patience, effort et humilité. Peu importe leur âge : il en est de toutes générations. J'ai rencontré des femmes superbes de 90 ans, en proportion quasiment égales aux trentenaires. Peu importe leur apparence. J'ai même rencontré deux femmes qui avaient été défigurées par des accidents. Contrairement à la plupart de leurs compagnes d'infortune qui sombrent d'ordinaire dans l'acceptation amère de leur nouvelle apparence, elles avaient fait preuve d'une courageuse insolence en décidant qu'elles seraient belles quand même. Et elles l'étaient. Pour les plus incrédules, je leur conseille de revoir le vieux film de Percy Adlon, Bagdad Café. Ils y trouveront une grosse allemande quadragénaire, frappante de beauté. Seules les jeunes femmes de 20 ans sont rarement belles, car elles n'en ont pas encore eu le temps. Mais elles sont jolies pour se consoler.</p>
<p>Evidemment, la beauté se transforme, au fil du temps, et les femmes de 90 ans n'ont plus la capacité de séduction de leurs 20 ans. Mais qui a dit qu'elles en voulaient? Elles seraient surement bien embêtées de devoir résister à des assauts réguliers de leurs amants, elles ont mérité un peu de repos. Mais s'il est une chose dont on ne se lasse jamais, c'est d'exister aux yeux des autres, c'est de sentir que le regard du passant n'a pas glissé sur soi comme si on était fait d'air.</p>
<p>Ainsi, Mesdames, je ne peux que vous exhorter à vous défaire de la tyrannie de la joliesse et de la jeunesse, c'est un jeu que vous ne pouvez que perdre. Choisissez-en un où vous serez chaque jour plus riche, plus belle, plus fascinante. Façonnez votre image comme une oeuvre qui n'appartiendra jamais qu'à vous.</p>
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