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	<title>Culture - Hegemon</title>
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		<title>Comment subvenir à ses besoins financiers, pendant une thèse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Hegemon]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Mar 2025 18:01:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Entreprise]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[Les doctorants font souvent face au même dilemme : avancer sa thèse, ou gagner sa vie ? Un travail alimentaire permet de subsister, mais il reste alors au thésard peu de temps pour mener ses recherches et avancer ses travaux. Fort heureusement, quelques solutions existent, pour les plus motivés. Le pont doré : la thèse [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Les doctorants font souvent face au même dilemme : avancer sa thèse, ou gagner sa vie ? Un travail alimentaire permet de subsister, mais il reste alors au thésard peu de temps pour mener ses recherches et avancer ses travaux. Fort heureusement, quelques solutions existent, pour les plus motivés.</em></p>
<p><strong>Le pont doré : la thèse rémunérée</strong></p>
<p>Quelques heureux, tous les ans, décrochent une rémunération pour leur thèse. Cette dernière permet au doctorant d’avancer sereinement dans ses études. Elle peut être issue d’une bourse étudiante, d’origine universitaire, étatique, ou autre. Elle peut aussi être délivrée directement par une entreprise qui « parraine » le doctorant – si le sujet étudié est d’une grande importance stratégique pour l’entreprise mécène. Hélas, rares sont les thèses rémunérées et les places sont chères. Adrien de Tricornot, du Monde, en atteste : « <em>Le non-financement des recherches effectuées par les thésards est dénoncé depuis longtemps par les associations de doctorants en sciences humaines. La Confédération des jeunes chercheurs (CJC), qui regroupe une quarantaine d’associations de doctorants et de docteurs de toutes les disciplines, rappelle aussi régulièrement que le doctorat est une expérience professionnelle de recherche et qu’en conséquence les doctorants doivent être considérés comme des jeunes chercheurs et non comme des étudiants, ce que reconnaissent les textes européens.</em> » En somme, le thésard ne pourra souvent reposer que sur sa propre créativité et ses ressources pour rendre son doctorat possible.</p>
<p><strong>Le cas classique : le job alimentaire</strong></p>
<p>Deuxième option, moins confortable mais plus accessible, le job alimentaire. Les Echos préviennent : « <em>A côté de leurs travaux, bien des doctorants courent après les financements tout en cumulant enseignement et parfois petits boulots. A cela peut s'ajouter l'administratif qui va à contre-courant de leurs recherches</em>. » Souvent sous-payé et aux horaires contraignants, ces postes sont faciles à décrocher mais ralentiront considérablement l’avancée des travaux. L’étudiant aura souvent à arbitrer entre augmenter son travail et ses revenus d’une part, mais alors ralentir le progrès dans sa thèse (voire décrocher, in fine) d’autre part, et vice-versa. Les secteurs qui recrutent sont la restauration, la restauration rapide, et les commerces, souvent à des salaires proches du SMIC.</p>
<p><strong>Certains postes semblent faits sur-mesure pour les doctorants</strong></p>
<p>Enfin, certains postes se prêtent particulièrement à l’équilibre recherché par les doctorants. Adrien Brown, responsable de compte chez Sécuritas, indique : « <em>Certains doctorants prennent des postes chez nous, en parallèle de leurs études, ce qui leur fournit un équilibre satisfaisant et durable</em> ». Les postes d’agents de sureté consistent à sécuriser des lieux sensibles (comme des ambassades ou des data centers) et ont la particularité d’organiser le temps de travail sur trois jours à 12h, plutôt que cinq jours à 7 heures. « <em>Les doctorants signent donc des contrats à temps plein, mais qui leur laissent quatre jours libres par semaine pour avancer leurs travaux. C’est une formule qui convient aussi aux start-uppers qui veulent du temps pour développer leur entreprise, avant de se rémunére</em>r», précise Adrien Brown. Attention, ces postes sont soumis à certains critères : il faut, pour être validé par le ministère de l’Intérieur, être de nationalité française (ou 5 ans minimum sur le territoire national), anglophone, mobile et d’un professionnalisme irréprochable.<br />
Se lancer dans un doctorant est une épreuve ardue, chacun le sait, et qui peut en effrayer plus d’un. Mais les solutions publiques, comme privées, existent pour pouvoir sereinement atteindre son but académique, pour qui s’en donnera les moyens.</p>
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		<title>Visiting France? Forget Paris, try Reims instead</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Hegemon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Mar 2023 22:03:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[If you’re reading this, chances are that you’ve either visited Paris already, or at least given plenty of thought to your next trip to France. Paris is losing grip on the global spell it has long had on visitors, and upcoming events will probably make things considerably more unpleasant for future tourists. A mere hour [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>If you’re reading this, chances are that you’ve either visited Paris already, or at least given plenty of thought to your next trip to France. Paris is losing grip on the global spell it has long had on visitors, and upcoming events will probably make things considerably more unpleasant for future tourists. A mere hour away, a far finer, French-er, awaits them.</p>
<h2>Paris sliding downhill</h2>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignright size-medium wp-image-170" src="https://www.hegemon.eu/wp-content/uploads/2023/03/Paris-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://www.hegemon.eu/wp-content/uploads/2023/03/Paris-300x200.jpg 300w, https://www.hegemon.eu/wp-content/uploads/2023/03/Paris-768x512.jpg 768w, https://www.hegemon.eu/wp-content/uploads/2023/03/Paris.jpg 964w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" />If you’ve been to Paris in recent years, the state of the city of lights hasn’t slipped by you. Despite massive tax increases (which Parisians aren’t delighted about), municipal services have been collapsing in recent years. Security issues are on the rise, cleanliness is worse than it has ever been and transport services are nearing the brink of saturation. Of the 14 subway lines, only four are running normally, including two considered to be fully dysfunctional (lines 11 and 12). Long story short, both the city of Paris and the Paris region (two distinct administrative entities) share responsibility for the maintenance and upkeep of the network and, in a classic case of “everybody’s business is nobody’s business”, each side has been relying on the other to do their job.</p>
<p>The initial idea, launched by Paris mayor Anne Hidalgo, of creating bike paths to give the city a little bit of its old charm back, sounded picturesque at first, but has quickly devolved into disaster. Town hall first enticed Parisians to use bicycles, and then quickly pressured them to do so, by disrupting automobile traffic as much as possible with inconvenient bike paths and over-extended work sites. Combined with the collapse of public transport, you can imagine what a state Paris is in now. Add to this the fact that trash collection hasn’t occurred in weeks, in Paris, and you’ll picture yourself slaloming on your bike between refuse mountains. But wait, it gets worse.</p>
<p>Paris is merely a year away from the Olympics, and many institutions, including France’s top administrative authority, the Cour des Comptes, have major doubts as to whether France will be ready on time to host the Olympics. The Stade de France riots which occurred in 2022 highlighted Paris’ incapacity to ensure safety for visitors and contain violence. As for transport, the ten million expected visitors should stress five-fold an already-overstretched public transportation network.<br />
So what? Cancel your visit to france? Certainly not: just look a little to the East, and you’ll find something very much worth your visit.</p>
<h2>The Reims cathedral</h2>
<p><img decoding="async" class="alignleft size-medium wp-image-171" src="https://www.hegemon.eu/wp-content/uploads/2023/03/Reims-cathedral-247x300.jpg" alt="" width="247" height="300" srcset="https://www.hegemon.eu/wp-content/uploads/2023/03/Reims-cathedral-247x300.jpg 247w, https://www.hegemon.eu/wp-content/uploads/2023/03/Reims-cathedral.jpg 650w" sizes="(max-width: 247px) 100vw, 247px" />A mere hour away from Paris, with a direct TGV connection, you will find the city of Reims, historically one of the most significant in French history. A major city since the Roman empire, Reims saw its staggeringly beautiful cathedral built in the 13th century - a place of worship where kings were traditionally crowned, during a ghastly 7-hour ceremony, to illustrate their god-given right to rule. Literally tens of millions of hours of work were put into the building of the cathedral, which took over a century to be completed. A week of intense scrutiny and hard study wouldn’t be enough to notice every detail, or memorize the countless historical events which have occurred in or around the masterpiece. Most parts of the cathedral can be visited, gardens and North tower included.</p>
<p>Once you’re done with the cathedral, walk over to the Basilica, another immense piece of religious architecture, which more closely resembles Paris’ Notre-Dame in its style. In between, you can also visit the Palace of Tau, which remained the epicenter of religious authorities for many years in French history. Look into the history of the place and you will not be disappointed: it turns out that the clergy ruled with an iron fist, back in the days, raised crushing taxes on the people and sometimes got into riots with people who were fed up with how long the cathedral was taking to build!</p>
<p>And where will you stay, while wandering from architectural masterpiece to historical jewel? Worry not, there’s everything you need.</p>
<h2>The best hotel in town opened in 2019</h2>
<p><img decoding="async" class="alignright size-medium wp-image-172" src="https://www.hegemon.eu/wp-content/uploads/2023/03/Reims-hotel-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" srcset="https://www.hegemon.eu/wp-content/uploads/2023/03/Reims-hotel-300x300.jpg 300w, https://www.hegemon.eu/wp-content/uploads/2023/03/Reims-hotel-150x150.jpg 150w, https://www.hegemon.eu/wp-content/uploads/2023/03/Reims-hotel.jpg 596w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" />Built out of a former fire brigade (understandably located right across the cathedral), the Caserne Chanzy is the best choice, by far, for those who wish to enjoy Reims. All services are provided, ranging from restaurant to concierge station, and from basic accommodation to spa sessions, in-house. The interior is exquisitely decorated, with the authentic French charm and taste, which Paris now lacks sorely. Most views will give a breathtaking-view of the cathedral. But what stands out even more than the place itself is the hospitality. Many tourists shy away from Paris after a first visit, as the commercial aspect is egregious in each experience: in the capital city, a tourist is a sales opportunity, never mind the person behind it. Places like the Caserne Chanzy still hold dear the tradition of true hospitality, the apparent awareness that each Frenchman is an ambassador for his country, and that a visitor’s experience will depend on the quality of his or her encounters.</p>
<p>During your stay, therefore, you will probably be greeted, several times, by the general manager who will ensure that your visit is as pleasant as it can possibly be. You will be called by your name, and considered a host, not a walking wallet. Try finding that, nowadays.</p>
<h2>Don’t forget the countryside</h2>
<p><img decoding="async" class="alignleft size-medium wp-image-169" src="https://www.hegemon.eu/wp-content/uploads/2023/03/Champagne-169x300.jpg" alt="" width="169" height="300" srcset="https://www.hegemon.eu/wp-content/uploads/2023/03/Champagne-169x300.jpg 169w, https://www.hegemon.eu/wp-content/uploads/2023/03/Champagne-576x1024.jpg 576w, https://www.hegemon.eu/wp-content/uploads/2023/03/Champagne.jpg 585w" sizes="(max-width: 169px) 100vw, 169px" />Last but not least, it would be a shame to visit Reims and forget the region you are in : Champagne. The Champagne region, whence the drink got its name, is famous world-wide for its wine, and synonymous with French “art de vivre”. Napoleon himself praised Champagne as “something wanted when victorious and needed when defeated”. So, before leaving, travel due south from Reims and, just beyond the natural reserve, you will find a gem in the small village of Cramant, in the Grand cru section of the Côte des Blancs. The Voirin Jumel establishment produces one of the finest champagnes you will taste. Don’t try finding it in New York or London, as this type of Champagne sells almost exclusively by word-of-mouth: either you’re in the know, or you’ll drink something more standard. Nothing wrong with that, per se, but one rarely tastes the true French experience from a supermarket shelf. The vineyard has been run by the same family for generations and places more focus on the taste of their wine than on the marketing around it - but you be the judge of that.</p>
<p>As is often the case, whatever is easy quickly turns bland. Very convenient all-in-one travel packs can be purchased by the dozen online, with a pick-up at Charles-de-Gaulle airport, 5 meals included and a visit to the Louvre. Here again, nothing wrong with that - but if you’re looking to experience France in a more authentic way, Paris should be a pit stop, not a destination. In the countryside towns of France, you will sense another environment, deeper-rooted in tradition, and with mores and lore a thousand years old.</p>
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		<title>Aimer la terre et se battre.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Benjamin Barrère]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Dec 2019 09:50:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Défense]]></category>
		<category><![CDATA[Billet d'Humeur]]></category>
		<category><![CDATA[Tribune]]></category>
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					<description><![CDATA[« Pourquoi vous battez-vous ? » Quel militaire n’a jamais été interrogé de la sorte sur les motivations le poussant à partir au combat loin des siens ? Tous, à un moment ou un autre de leur parcours, se sont posés cette question : « pourquoi vais-je me battre ? ». Introspection qui conduit à revenir sur les raisons d’un engagement pas comme les autres.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: center;" align="JUSTIFY"><i>de la nécessité de bien enseigner la géographie.</i></h2>
<p align="JUSTIFY">« Pourquoi vous battez-vous ? » Quel militaire n’a jamais été interrogé de la sorte sur les motivations le poussant à partir au combat loin des siens ? Tous, à un moment ou un autre de leur parcours, se sont posés cette question : « pourquoi vais-je me battre ? ». Introspection qui conduit à revenir sur les raisons d’un engagement pas comme les autres.</p>
<p align="JUSTIFY">A ce propos, Jean LARTEGUY écrivait que « <i>les hommes de guerre sont de l’espèce qui se rase pour mourir. Ils croient à la rédemption de l’homme par la vertu de l’exercice et du pas cadencé. Ils cultivent la force physique et la belle gueule, s’offrant le luxe de réveils précoces dans les matins glacés et des marches harassantes pour la joie de s’éprouver. Ce sont les derniers poètes de la gratuité absolue.</i> » A une époque où les raisons des interventions de nos armées loin de nos frontières sont souvent mal comprises de l’opinion publique, parfois considérées comme suspectes parce que mal expliquées par les décideurs politiques, il importe de réfléchir sur ce qui peut encore pousser le soldat à faire le choix de son engagement, dont l’issue peut être la mort. Lorsque l’on meurt au Mali, est-ce pour la France ou pour protéger les intérêts d’Areva ? Si cette question, dans sa formulation et ce raccourci, insulte la mémoire de ceux de nos compatriotes tombés au Champ d’Honneur, elle reste sous-jacente dans chacun des débats relatifs à l’envoi de militaires français en dehors des frontières nationales.</p>
<p align="JUSTIFY"><a name="_GoBack"></a>En réalité, les ressorts de la motivation du militaire sont pluriels. Comme le souligne Jean LARTEGUY, le militaire ne se pose pas nécessairement la question du « pourquoi il meurt ». Il exerce son métier tel un sacerdoce et n’a, à ce titre nul besoin de justification lorsqu’on l’envoie au combat. Il se bat pour sa famille, pour son drapeau, pour la France dans ce qu’elle a d’éternel et pour la Nation, peu importent les gouvernements présents et passés. Certains se battent par goût de l’action, ou sont animés par une soif d’évasion empreinte de romantisme et d’idéaux chevaleresques. Mais ce serait oublier la dimension « territoriale » du soldat : on se bat aussi pour la terre, SA terre. Aujourd’hui encore, bien que cet aspect semble moins évident qu’en 1870 ou en 1914, quand la population française était rurale et paysanne. Il convient de se remémorer qu’à cette époque et en temps de guerre, l’armée française était donc composée à majorité de conscrits travaillant la terre au quotidien et dans un but de suffisance primaire. Oui, rappelons-nous d’une époque où l’on se battait sur le sol national et où les affrontements se déroulaient principalement au milieu des champs. Cet ancrage « terrien » incarne un lien charnel entre l’homme et « Sœur notre mère la Terre », ainsi que la nommait Saint François d’Assise dans le <i>Cantique des Créatures</i>, vers 1224, et l’on comprend ainsi l’acharnement des Poilus à la défendre mètre par mètre, tranchée par tranchée. Ce lien est naturellement toujours prégnant pour l’armée de Terre qui a, rappelons-le, nommé son uniforme « tenue Terre de France » en référence à la terre crayeuse de champagne, qui colle au godillots dès la moindre pluie et imprègne de sa pâleur hommes et véhicules.</p>
<p align="JUSTIFY">L’exercice de campagne peu avoir un effet des plus inattendu : celui de déclencher, chez le soldat que l’on imagine bourru et aguerri au combat le plus cruel, une inclinaison au lyrisme et une appétence pour la nature. Qui en effet n’a jamais vibré, au détour d’un survol lors d’une reconnaissance de terrain ou d’une manœuvre, en contemplant la campagne lorraine par un après-midi d’automne ? Qui n’a pas été absorbé par ses songes en scrutant son ciel vaguement laiteux transpercé par les rayons dorés d’un soleil d’octobre ? Qui ne s’est pas ému de ce tableau composé de bois inondés de pourpre, d’ambre et de carmin ? Qui n’a pas savouré le spectacle de vallons, du fond desquels s’échappent les volutes d’une fumée de cheminée s’échouant en bancs improvisés au gré de faibles brises ?</p>
<p align="JUSTIFY">Difficile d’imaginer, face à la quiétude de ces paysages simples, que cent ans plus tôt, cette campagne fut le lieu des affrontements les plus féroces avec les Allemands. Difficile de croire que ces coteaux furent dépouillés de toute végétation et abreuvés du sang des braves. Pourtant, la terre parle et son relief est une page d’histoire, un chemin de mémoire pour qui saura les observer et les lire. Ici une trouée, là la balafre d’une tranchée… plus loin quelques cratères meurtrissant encore le sol, et enfin cette trainée blanche géométrique : un cimetière militaire. L’alignement impeccable et à l’infini des croix immaculées glace invariablement le sang. Il est de ces lieux où transpire une tristesse éternelle, à la vue desquels on ne s’habitue jamais. Finalement, les croix blanches matérialisent ce lien charnel entre le soldat et la terre pour laquelle et sur laquelle il est tombé. Accrochés dans une mer de silence, l’honneur et la mémoire flottent tels des rubans invisibles. Et autour cette campagne alanguie, impassible aux querelles des hommes. Les champs laminés en sillons impeccables jouxtent les prés où les bestiaux profitent de l’herbe grasse en ces dernières journées de douceur. Quelques clochers dardent le ciel et laissent deviner des villages qui se détachent délicatement du décor. Les habitations aux façades ocre captent merveilleusement cette lumière d’or et semblent briller de mille éclats, avant de bientôt se faner et revêtir un aspect des plus ternes dès que le jour pâlit. Autant de détails, ou de données que gardera en lui celui qui livrera une bataille pour protéger sa terre.</p>
<p align="JUSTIFY">Cette représentation de ce que peut être une campagne française revêt une consonance mystique en ce sens que cette vision géographique, voire géologique, que le militaire catégorise en relevés topographiques, n’est <i>in fine</i> qu’une transfiguration allégorique de la famille, l’histoire, le drapeau et la patrie. C’est pourquoi il est tout aussi important d’étudier la géographie que l’histoire lorsque l’on cherche à créer un ciment national. Les fameux « hussards noirs » de la III<sup>e</sup> République » ne s’y étaient pas trompés. Ils avaient bien compris que la cohésion de la Nation passait par une instruction rigoureuse. Et à ce titre, autant l’on peut admettre que l’enseignement de l’histoire à l’époque n’était pas exempt de tout reproche et qu’il était le fruit d’une certaine idéologie prompte à effectuer quelques raccourcis discutables, autant l’enseignement de la géographie était alors un modèle du genre. Il suffit de lire <i>Le Tour de France par deux enfants, </i>publié par Augustine FOUILLÉ sous le pseudonyme de de G. BRUNO, pour le comprendre. Ce manuel de lecture scolaire, paru peu après la défaite de 1870, conçu pour encourager un sentiment patriotique au sein de la société, plaçait l’étude de la géographie en tant que base de l’éducation de la jeunesse d’alors, qu’elle soit civique et morale, mais aussi scientifique et historique. En définitive, c’est bien la géographie qui servit de socle à ces « leçons de choses » sur l’industrie, le commerce, l’agriculture ou l’artisanat. De fait, n’importe quel paysan du Gers ou du Morbihan était capable de placer Thionville sur une carte et avait des notions relativement étoffées quant aux productions industrielles du bassin lorrain, tandis que le cadre diplômé d’aujourd’hui, malgré un accès extrêmement facilité à la ressource, se targue souvent de ne pas lire et ne se cultive plus. Tout au mieux est-il influencé par un certain parisianisme suffisant, considérant qu’il n’est point de salut culturel au-delà des boulevards des maréchaux.</p>
<p align="JUSTIFY">Force est de constater que la progression de l’illettrisme aujourd’hui – détecté notamment lors des Journées Défense et Citoyenneté organisées par le ministère des Armées - et la perte d’un socle culturel commun du fait de la progression du communautarisme, sont plus que jamais préoccupants. Car le manque de connaissances l’ignorance de masse sont avant tout, au mieux le terreau de l’émergence d’un relativisme peu enclin à la résurgence d’une culture de guerre, et au pire un tremplin vers l’obscurantisme ou le totalitarisme. Pour vaincre, il faut être capable de savoir d’où l’on vient pour savoir où l’on va, ou en d’autres termes, vouloir répondre à la fameuse question « qui sommes-nous ? ».</p>
<p align="JUSTIFY">Dans ce domaine, il est illusoire que le sacro-saint « vivre ensemble », ne faisant que relier par la force des individus par le vide de la théorie, puisse répondre à une telle question. Il n’est pas non-plus de « vivre ensemble » qui puisse créer une fierté nationale suffisamment solide pour que l’on veuille se battre et mourir. Il n’y a guère que l’amour des siens et la culture au sens large qui puissent forger ce sentiment, ce qui explique aussi pourquoi à travers les âges, tant d’illustres étrangers amoureux de la France soient venus en écrire une fraction de l’histoire. Or, la culture englobe certes l’art et l’histoire, mais elle est peut-être avant tout l’émanation d’un terroir riche qui façonne nos modes de pensée et nos habitudes sociales. En somme, elle est résultat d’un amour profond pour la terre. Car si l’histoire peut être écrite de toute pièces comme un roman national au gré des régimes politiques, si la culture est quant à elle à l’image de son époque, la terre, elle ne ment pas. Certes, elle peut être altérée et subir tant les ravages que le génie de l’activité humaine, mais les coteaux et les vallons subsistent, insensibles à l’air du temps. Ainsi, aimer la terre ne se résume pas à une contemplation béate d’un paysage apaisant. Ce sont aussi des odeurs, des sensations, c’est par exemple reconnaître sur ses papilles la senteur d’un sol argilo-calcaire lorsque l’on déguste un Médoc et que l’on a auparavant parcouru les rives de l’estuaire. C’est le sifflement du mistral dans les plissements hercyniens du massif du Garlaban, qui porte en lui des effluves de thym et de romarin. Le rapport à la terre semble donc être de toute évidence bien plus charnel que le rapport à l’histoire ou à l’art, et renferme quelque chose d’intemporel qui subsiste imperceptiblement en notre for intérieur, que l’on soit par ailleurs récemment immigré ou établi en un lieu depuis des temps immémoriaux. Le rapport à la terre est aussi un souvenir.</p>
<p align="JUSTIFY">C’est pour cette raison qu’il est donc plus que temps de revenir à un apprentissage d’une géographie dépassant la seule énumération des fleuves et des sommets français, sans faire de lien avec la terre. Il est nécessaire d’appréhender la géographie sous les prismes humain et territorial. De même, de façon moins méthodique et moins scolaire, la géographie doit s’étudier au travers des Lettres. Il est ainsi possible d’étudier la géographie mosellane en lisant <i>La Colline inspirée,</i> de Maurice BARRÈS ou de s’intéresser à la géologie provençale en relisant Marcel PAGNOL. C’est là un moyen de renouer avec le langage, la fierté nationale et le sentiment d’appartenance, bref de relier au sens propre de jeunes élèves à un ensemble qui les dépasse. Ce, sans pour autant glisser vers le roman plus politique que national, dont le risque serait la réinterprétation mémorielle, parfois victimaire, selon la tendance sociétale du moment. En définitive, le militaire ne se bat pas au nom de valeurs, de l’histoire de la culture, mais bien pour la terre, qu’il se batte au Sahel, au Levant ou sur le sol français.</p>
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		<title>Pour comprendre ce qu’est Saint-Cyr, écoutez Olivier Brisset</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Adrian H. Brown]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Jun 2019 10:50:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Défense]]></category>
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					<description><![CDATA[La deuxième édition du Concours de l’éloquence du grand prix Clémenceau s’est achevée en mai 2019, avec la victoire d’un jeune saint-cyrien. Ce dernier reconduit la performance de l’édition précédente, également remportée par saint-Cyr, et son allocution fait le tour de France sur la toile. Derrière cette victoire, la longue tradition de l’école d’officiers se cache, entre maîtrise du langage et de la pensée.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>La deuxième édition du Concours de l’éloquence du grand prix Clémenceau s’est achevée en mai 2019, avec la victoire d’un jeune saint-cyrien. Ce dernier reconduit la performance de l’édition précédente, également remportée par saint-Cyr, et son allocution fait le tour de France sur la toile. Derrière cette victoire, la longue tradition de l’école d’officiers se cache, entre maîtrise du langage et de la pensée.</em></p>
<p>Le concours d’éloquence du grand prix Clémenceau propose à des jeunes hommes et femmes issus des grandes écoles, civiles et militaires, de présenter leur exégèse d’une phrase tirée de la riche panoplie des citations spirituelles, souvent chargées de sens, de Georges Clémenceau. Le concours d’éloquence invite 6 écoles à présenter leur champion: Ecole navale, Sciences-Po, Polytechnique, saint-Cyr, Ecole de l’air et HEC. L’édition 2019 fut marquée, le 13 mai, par la <a href="https://www.youtube.com/watch?v=I7nDB9XbuYA">victoire du lieutenant Olivier Brisset</a>, du 2ème bataillon (2ème année) de l’école spéciale militaire de saint-Cyr, s’exprimant sur la phrase du Tigre: « On peut pardonner à son assassin, mais souffrir d'une humiliation, jamais ! » Tour à tour, le jeune officier aborde la question de l’offense, du pardon, de la colère, des options face à l’injustice, et de l’élévation face à celle-ci, nationale ou personnelle. Le style est direct, la diction est exacte et la structure intellectuelle est palpable. Mais les éléments factuels sont mêlés à ceux du style, la démonstration se fait humoristique, théâtrale et alléchante. A trop vouloir être exact, on vide son texte de saveur. Or, le jeune officier sait qu’il ne s’agit pas ici d’avoir raison, d’être irréfutable, mais bien d’emporter, de susciter l’adhésion et que jamais le parterre n’ait envie de le quitter des yeux et des oreilles. Pour cela, il faut séduire, surprendre, semer le trouble puis proposer une voie. Lorsque le rythme ralentit, il choque l’auditoire d’un gros mot. Après une citation rageuse, il conclut sotto voce. Et fort de son grand uniforme rutilant, il admet ses faiblesses. La recette prend: pas un seul regard dans l’auditoire ne se dessoude, les sms urgents attendront. Sous les tonnerres d’applaudissement de la grande salle des Invalides, il reçoit le Grand Prix Clémenceau, confortant ainsi la place de saint-Cyr, après la victoire de son école<a href="https://www.defense.gouv.fr/terre/actu-terre/1re-edition-du-concours-d-eloquence-du-ministere-des-armees-victoire-pour-saint-cyr"> l’année précédente</a>, déjà. Un heureux hasard pour saint-Cyr, ce doublé?</p>
<p>Pas du tout, si l’on en croit l’histoire de France. Saint-Cyr représente aujourd’hui l’unique école d’officier pour l’armée de terre, dans le domaine du recrutement direct (c’est à dire en début de carrière, après une prépa ou un diplôme universitaire), et la majorité sont scientifiques. A l’issue de saint-Cyr, les jeunes officiers seront ventilés dans leurs spécialités respectives: logistique, infanterie, artillerie, génie, etc. Quant à Polytechnique, bien qu’ayant conservé son statut militaire, l’école n’envoie guère plus d'officiers à l’armée. Mais il n’en a pas toujours été ainsi. A l’origine des deux écoles (toutes deux nées peu après la révolution française), le système était simple et équilibré: saint-Cyr fournissait les officiers d’infanterie, et Polytechnique les artilleurs. Et, pour s’approvisionner, la première école recrutait principalement des élèves ayant étudié les matières littéraires, quand la seconde appelait des scientifiques. Or, il y a là une parfaite logique: un artilleur doit savoir calculer une courbe d’artillerie, sans quoi il risque d’arroser ses camarades - ce qui, paraît-il, nuit autant à la camaraderie qu’au classement. Rien de surprenant donc à ce qu’on l’on appelle des mathématiciens à ce métier. Mais quel est alors la tâche militaire du fantassin? La bataille de Verdun l’illustre: des mois de combats sanglants, sans aucune avancée tactique significative. Le travail de l’officier est de galvaniser, encourager et énergiser le soldat, afin qu’il sorte de sa tranchée et combatte. Le soldat répondra forcément: “À quoi bon? Des mois que nous nous faisons tailler en pièces, pour quelques mètres de terre?”. Même l’arme de poing et les cris de l’officier seront bien stériles: qu’est-ce que ça change donc pour le poilu, qu’il soit abattu dans sa tranchée ou à trois mètres, par une balle française ou allemande? Le soldat dira que c’est vain et, de bien des manières, il aura raison. Qui d’autre qu’un officier qui maîtrise le langage et la pensée, qui sait parler et faire bouillir, donner du sens et faire marcher, pourrait recevoir cette mission impossible? Sans cette capacité à séduire, à convaincre, à transcender, comment faire commettre au soldat cette folie qu’on appelle “mourir pour les siens”, et qui fait la gloire de la France?</p>
<p>L’art du langage est copieusement malmené, et ce depuis longtemps. La légende persiste, dans les lycées, qu’on choisit les lettres quand on est trop mauvais en mathématiques. Un baccalauréat sera décerné “temps qu’on comprends ce que l’élève voulais dire”. Ce désamour des lettres continue aujourd’hui à faire ses ravages silencieux. Pourtant, le langage n’est-il pas à la base de toutes nos autres activités humaines? Ne sert-il pas à vendre, à aimer, à diriger, à séduire, à se défendre et à éduquer? Quelle que soit la matière choisie par un élève, elle devrait toujours être précédée d’une maîtrise parfaite du langage. Car, aussi bon mathématicien ou vétérinaire soit-il, il ne sera jamais crédible sans une bonne élocution. Cette erreur générationnelle d’avoir laissé de côté le langage et les sciences humaines se paie comptant, par les jeunes générations, et commence à être identifié par les universitaires comme un <a href="https://www.lemonde.fr/campus/article/2019/04/15/j-ai-longtemps-eu-honte-de-mon-manque-de-culture_5450204_4401467.html">facteur social discriminant</a>, subtil mais puissant. En quelques phrases à peine, un jeune se sera instantanément disqualifié pour la promotion qu’il désire, s’il ne maîtrise pas son expression. Pire encore: on ne le lui dira pas.</p>
<p>Rien de surprenant, donc, que saint-Cyr gagne une fois encore le prix de l’éloquence. Derrière l’uniforme, il y a 217 années d’amour des lettres, de l’histoire, des sciences humaines, qui faisaient dire à Charles de Gaulle “la véritable école du commandement est donc la culture générale”. Pour manager dans le quotidien, faire adhérer à ce qui est adhésif et pousser dans la descente, aucun besoin de génie. Mais pour faire le nécessaire-mais-difficile, pour faire “bouger les choses”, pour surmonter les adversités, le monde aura toujours besoin d’Olivier Brisset, et ses quelques congénères. Espérons qu’ils ne soient pas tous éteints.</p>
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		<title>Mécanique newtonienne de la médisance</title>
		<link>https://www.hegemon.eu/2019/04/08/mecanique-newtonienne-de-la-medisance/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Henri Caroly]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Apr 2019 08:55:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[Nul besoin de procès pour ce si vilain mot. Personne au monde ne viendrait sérieusement prétendre que la médisance est une vertu. Mais si le concept est universellement décrié - ou, mieux, soigneusement évité - il est néanmoins communément partagé. D’où cette vilaine habitude tient-elle sa longévité?]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Nul besoin de procès pour ce si vilain mot. Personne au monde ne viendrait sérieusement prétendre que la médisance est une vertu. Mais si le concept est universellement décrié - ou, mieux, soigneusement évité - il est néanmoins communément partagé. D’où cette vilaine habitude tient-elle sa longévité?</em></p>
<p><strong>La nécessaire estime, de soi et des autres</strong></p>
<p>Nous l’exprimons très rarement, mais l’image que nous avons de nous-mêmes génère une forte influence sur notre vie, et le jugement introspectif est bien souvent sévère, dans le for intérieur. Bien sûr, nous le cacherons! Nous revendiquerons le fait de payer déjà beaucoup d’impôts pour justifier la petite fraude commise la semaine dernière. Nous invoquerons le droit à disposer de nos corps, et tairons la douce honte de cette nuit de débauche, à l’automne dernier. Mais nous ne sommes pas dupes de nous-mêmes: malgré le discours public, nos “portraits de Dorian Gray” sont régulièrement éraflés par les choix auto-réprouvés que nous commettons, comme des milliers de petites coupures bénignes qui s’additionnent en une grande souffrance. Et, comme si cela ne suffisait pas, l’estime des autres vient compliquer le tout. La réputation, cousine publique de l’honneur, est un autre facteur puissant, qui influence nos vie. Avant même de commettre l’acte, une pensée pernicieuse s’invite dans nos esprit: qu’en dira-t-on? Externe ou interne, le même besoin nous accable, de préserver notre image.</p>
<p><strong>Le choix cornélien</strong></p>
<p>Mais alors, comment procéder? Comme souvent, une alternative désagréable s’offre à nous: la version facile et médiocre, ou la méthode haute et exigeante. Et ce choix nous plonge dans la dualité de notre humanité. L’animal n’est que l’animal, Dieu n’est que Dieu, mais nous sommes des mélanges. Des corps de chair aux aspirations célestes. La facilité nous attire, mais l’exigence nous inspire. La voie de l’excellence est simple, mais ardue: prendre l’homme ou la femme qu’on est aujourd’hui, et en construire une meilleure version pour demain. Plus calme, plus intelligent, plus rapide, plus fort, plus aimant, peu importe. Mieux, tout simplement. Mieux pour soi, et mieux pour les autres. Une fois le difficile sacrifice consenti, ses fruits sont acquis à jamais. La version fastoche consiste à se rehausser artificiellement, aux dépens de l’entourage. Se laisser dans la bassesse où l’on se sent, mais publiciser à grands coups de mégaphones à quel point les autres sont pires. D’un point de vue purement relatif, l’effet est le même: on est maintenant au-dessus des autres, et on est donc forcément quelqu’un de bien puisque les autres semblent pire. Et, cerise sur le gâteau, personne n’osera proférer le contraire, de peur de l’avalanche de médisance qui s’abattra sur lui en cas de critique.</p>
<p><strong>La mécanique sous-jacente de la médisance</strong></p>
<p>Nul besoin de nous pencher sur le dépassement de soi, matière que les coachs, prêtres, rabbins, imams et entraîneurs sportifs pourront expliquer à merveille. Mais pour l’option facile, il est instructif d’étudier la “méthode médisante de rehaussement de soi” sous l’angle de la physique. En 1687, Newton découvrait l’un des principes les plus importants et fertiles de la physique moderne dans sa troisième loi: « L'action est toujours égale à la réaction ; c'est-à-dire que les actions de deux corps l'un sur l'autre sont toujours égales et de sens contraires. ». Pendant la nage, il est nécessaire de pousser l’eau vers l’arrière, pour que le nageur soit poussée, par l’eau, vers l’avant. Les gaz poussés vers le sol, par la fusée, la font jaillir vers le ciel. Et c’est bien cette intuition, ressentie des siècles avant qu’elle ne soit comprise, qui nous mène à la médisance: pour paraître intelligent, je dois subtilement laisser entendre que mes proches sont imbéciles. Mais, si j’ai besoin d’un salaud pour paraître intègre, il n’en demeure pas moins que je prends un risque à la médisance: mon faire-valoir pourrait bien se retourner contre moi. Il reste alors une option: l’avatar, cette entité irréelle, passée, impalpable, sur la gueule de laquelle je pourrai marcher à foison, sans risque de représailles. Nous devons donc accabler l’ailleurs, l’avant, le lointain. Grimer le passé pour le faire paraître pire qu’il ne fut, ainsi nous paraîtrons meilleurs.</p>
<p><strong>La lutte contre ce qui n’existe plus, et peut-être jamais n’exista</strong></p>
<p>Clément Bosqué écrivait pour Atlantico que certaines critiques de la série Downton Abbey jugeaient fausse la relation respectueuse entre les maîtres et les différentes classes sociales. “L'on n'a pas supporté ce tableau de la relative proximité, voire intimité, entre maîtres et valets. Par exemple, le majordome Carson considère l'aînée des Grantham comme sa propre fille ; Lord Grantham protège Bates, le valet, avec lequel il s'est lié d'amitié pendant la guerre des Boers ; le chauffeur Branson a une relation amoureuse avec Sybil, une autre fille Grantham. L'égalitarisme abstrait ayant fait partout des ravages, l'on a bêtement crié à l'idéalisme : non, les domestiques ne pouvaient être si bien considérés ; ils étaient, assurément, maltraités et, nécessairement, exploités !”. Pourquoi donc cette certitude que nos anciens étaient des êtres si brutaux et inhumains? Cette conviction s’assied-elle sur une étude longue et patiente de l’histoire des moeurs? Probablement pas. Mais son expression permet de sous-entendre que je me démarque de cet “ennemi immatériel”, et que je suis donc quelqu’un de bien. L’on retrouve cette mécanique en politique, sous une forme à peine altérée. L’électeur de gauche hurlera contre les égoïstes, et ses voisins en déduiront qu’il est généreux. L’électeur de droite pestera contre les profiteurs, et il apparaîtra contributeur. Dans un sens ou dans l’autre, c’est la “société”, impersonnelle et immatérielle, qui servira de piédestal.</p>
<p>Un homme dans une barque, chargée de pierres, se rendit compte qu’en jetant les pierres vers l’arrière du bateau, il faisait avancer un peu son embarcation. Plus la pierre est lourde, d’ailleurs, et plus le bateau avance. Et plus une personne jette de lourdes accusations autour d’elle, et plus on en déduira qu’elle est irréprochable. Bien sûr, la propulsion d’un bateau avec des pierres est une méthode assez médiocre. Mais ça marche, tant bien que mal. L’alternative consiste à améliorer le bateau. Mais,ça, c’est beaucoup plus difficile et fatigant que de jeter une pierre.</p>
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		<title>Tanguy Dionis du Séjour, son nouveau défi après Dei Amoris Cantore Focalisation - Interview</title>
		<link>https://www.hegemon.eu/2019/03/21/tanguy-dionis-du-sejour-son-nouveau-defi-apres-dei-amoris-cantore-focalisation-interview/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Hegemon]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Mar 2019 21:04:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Art]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Scolarité]]></category>
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					<description><![CDATA[Après son succès, Tanguy Dionis du Séjour entreprend à nouveau un nouveau défi, et se met au service d'un des grands pôles d'excellence musicale de France. Tanguy Dionis du Séjour, vous avez pris récemment la direction artistique d'une des plus anciennes et prestigieuses écoles de France, la manécanterie des petits chanteurs à la Croix de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><i>Après son succès, Tanguy Dionis du Séjour entreprend à nouveau un nouveau défi, et se met au service d'un des grands pôles d'excellence musicale de France.</i></p>
<p><b>Tanguy Dionis du Séjour, vous avez pris récemment la direction artistique d'une des plus anciennes et prestigieuses écoles de France, la manécanterie des petits chanteurs à la Croix de bois. Comment cette opportunité vous est-elle venue, et pourquoi avoir relevé le défi ?</b></p>
<p>C’est effectivement une opportunité qui m’est apparue très soudainement : Vincent Bruggeman m’a contacté, je me souviens avoir commencé par refuser, n’ayant pas prévu ce type d’engagement. Et puis, réfléchissant, j’ai réalisé qu’il y avait peut-être de la Providence dessous. Je me suis rendu sur place, pour voir. J’ai rencontré les différents protagonistes ; j’ai senti une résonance avec ce que je portais, qu’il était possible de faire quelque chose ensemble, qu’il y avait du potentiel.</p>
<p><b>Vous vous êtes fait connaître du grand public via le groupe dont vous êtes fondateur , DAC (trois albums, des dizaines de milliers de disques vendus, plusieurs dizaines de concerts, dont à l’Olympia), que tirez-vous de cette expérience ?</b></p>
<p>J’en retire une certaine maturité musicale : confronter régulièrement son style, sa « patte », au jugement du grand public, permet de conforter ce que l’on porte et de l’améliorer bien humblement. J’en retire une certaine maturité liturgique aussi : j’ai beaucoup lu le magistère, avec passion. A notre époque marquée par l’émotionnel, la musique a vite fait de piloter le liturgique, l’entraînant dans des pentes sensibles ne correspondant pas à l’esprit. Il y a des « ficelles » musicales qui font que « ça » fonctionne. Même si aucune musique ne sera jamais parfaite, il faut toujours contenir l’émotionnel dans sa juste mesure, et faire passer devant l’exigence de l’esprit. C’est la condition pour rester un serviteur.</p>
<p><b>Avez-vous déjà pris vos marques dans ce nouveau rôle de directeur artistique des PCCB? Savez-vous dans quelle direction vous voulez emmener la chorale ?</b></p>
<p>Le travail à fournir est ajusté à l’ancienneté de l’institution, il est ajusté aussi au défi du monde contemporain : bref, il est grand !</p>
<p>Il y a toute une histoire vieille de 111 ans qu’il convient en premier lieu de respecter, très humblement. Il y a ensuite le monde qui a bien changé en 111 ans et qu’il faut tenter de toujours mieux comprendre. Et enfin il y a cette institution des PCCB, à conjuguer avec son passé et son avenir. Dans tout cela, est-ce que j’ai pris mes marques ? Je dirais que je chaque jour me fait davantage entrer dans cette sorte de maison gorgée de souvenirs et d’enseignements qu’est la Manécanterie, et je n’en suis qu’aux premières pièces. Pour autant, je pense avoir vu suffisamment pour en avoir ressenti l’essence particulière, et pour entrevoir assez bien le cap à suivre.</p>
<p>Ce cap est résolument tourné vers un enracinement dans l’ADN des PCCB : mettre Dieu à la première place ; le servir humblement et joyeusement par le chant, qui doit être toujours plus digne de Lui ; grandir ainsi, à l’ombre de ce magnifique étendard. L’enjeu est donc toujours le même. Les modalités s’ajustent à l’époque, car les clochers sont moins qu’avant les épicentres de la société : la conscience du sacré s’est estompée dans les nouveaux paysages du monde. Il faut s’aventurer plus loin, prendre davantage de risques, tenter de comprendre et de rejoindre les nouveaux paradigmes, tout en prenant soin de préserver la grande cohérence qui tient l’ensemble. Ca n’est pas évident, c’est un défi de chaque instant, mais il vaut la peine : le monde a tellement soif !</p>
<p><b>Vous avez vendu 35 000 exemplaires de votre album, et produit vos concerts à l'Olympia, du jamais-vu pour un répertoire religieux. Vos ambitions pour les petits chanteurs sont-elles toujours aussi élevées ?</b></p>
<p>Mon ambition est d’abord subordonnée à une croyance profonde. Comme je le disais précédemment, la Providence me semble bien engagée dans ma rencontre avec les PCCB ; au-delà de mon labeur et de mes ambitions, c’est donc d’abord Elle qui guide. L’aventure des PCCB appartient d’abord au monde spirituel ; les vertus à déployer sont d’abord la prière et la confiance.</p>
<p>Ceci étant, la Providence n’agit pas seule et réclame une part significative de labeur, et elle est très importante : il y a peu de répit. L’action au quotidien est tendue vers les potentialités, et pressée aussi par le sens du devoir : en acceptant de reprendre un si vieux flambeau, j’accepte tacitement de faire mon possible pour être digne des espoirs légitimes qui l’entourent.</p>
<p>In fine, dans ce paysage spirituo-humain, j’entrevois de belles choses : si nous arrivons à mettre en place les efforts nécessaires, alors il n’y a aucune raison de ne pas être ambitieux.</p>
<p><b>L’aumônier des Dei Amoris Cantores, Frère Gaétan, parlait "d’évangéliser par la beauté et de réchauffer les cœurs des croyants". Cette double ambition est-elle toujours au goût du jour?</b></p>
<p>Je crois qu’aucun message ne peut franchir les portes du cœur s’il n’est pas beau. La beauté est le rayonnement extérieur de la vérité. En grec, le même mot kalosagathos réunit l’idée du beau et du bon. Le beau, le bon et le vrai ne sont authentiques que s’ils sont corrélatifs : la véritable beauté est ainsi celle qui conduit à la bonté et à la vérité.</p>
<p>Le très haut message de l’évangélisation ne pourra donc jamais être purement théorique ou dogmatique ; il devra toujours avoir son vêtement sensible, son épaisseur charnelle, qui viendra faire résonner notre humanité et ouvrira le chemin vers le cœur.</p>
<p>Ce message n’est pas l’apanage des croyants : tout homme a au fond du cœur la nostalgie du monde perdu ; tout homme se surprend à aspirer au règne de la beauté, de la bonté et de la vérité.</p>
<p><b>Aujourd'hui, vous ne dirigez plus des voix d'adultes, mais d'enfants. Qu'est-ce que cela change ?</b></p>
<p>Je me retrouve dans le monde de l’enfance, une enfance qui diffère déjà beaucoup de la mienne ; le monde a tellement changé. Mais la soif est toujours éternellement présente.</p>
<p>Ce qui change, c’est d’abord tout ce monde de l’enfance à apprivoiser et à encadrer, en gros l’éducation. On pourrait penser qu’il s’agit là d’une simple composante supplémentaire par rapport au monde des adultes : mais elle est essentielle. La possibilité et la qualité de n’importe quel projet collectif dépendent de ce cadre commun de bonnes habitudes et de règles, qui nous permet d’être et de construire ensemble. A mon arrivée à la Manécanterie, c’est le point qui a d’emblée focalisé toute mon attention et mon énergie.</p>
<p>Il y a ensuite les vitesses d’apprentissage, les capacités de restitution qui ne sont pas les mêmes, à cause d’une maturité moindre, et c’est normal.</p>
<p>Mais il y a aussi des ressemblances, comme cette attraction universelle pour la musique ; ces regards qui s’allument quand apparaît dans l’harmonie une beauté soudaine…</p>
<p>Enfin, les enfants ont un rapport aigu à la justice et à l’exemplarité. Ils ont à ce titre une grande attente et nous obligent à être éducateur : nous les faisons grandir, mais c’est réciproque.</p>
<p><b>Tout le monde connaît la manécanterie pour sa musique. Mais n'est-elle que cela?</b></p>
<p>Non bien sûr. La musique n’est même pas première. Mais l’art est si attirant qu’il a tendance à tout éclipser, même la cause qu’il est sensé servir. La manécanterie est au service du sacré, et il est important de le rappeler pour que la musique soit ordonnée au sacrée qui dit Dieu ; sinon inévitablement, elle se mettra au service de l’homme et de ses aspirations terrestres. Ce chœur d’enfants, revêtus de l’aube et de la croix, doit par son chant, ouvrir une porte sur le Ciel.</p>
<p><b>Que diriez-vous aux jeunes garçons qui réfléchissent à l'idée de rejoindre ?</b></p>
<p>Je recherche de jeunes garçons qui souhaitent profondément s’engager, car rien ne se crée vraiment s’il n’y a pas d’engagement véritable ; un engagement orienté vers la vie forte et enthousiasmante, si débordante de possibilités et de petits miracles. Nous avons dans nos rangs des garçons qui fusent vers un ballon dès que tinte la cloche de la récréation ; d’autres qui se précipitent vers un gros roman… à chaque fois, il y a ce goût profond de découvrir, de ressentir, d’être… Je veux des garçons profondément vivants.</p>
<p><b>La manécanterie, c'est plus d'un siècle d'histoire, liée à celle de France. Comment un ancien consultant en management allie-t-il respect de traditions et modernité ? Ou authenticité et performance ? </b></p>
<p>Je crois qu’il faut retrouver suffisamment de profondeur dans notre agir collectif pour ne plus opposer ces termes. La tradition, en ce qu’elle contient la sagesse de nos pères, correspond aux racines nécessaires pour déployer les talents reçus pour aujourd’hui. En ce sens, tout véritable progrès ne pousse que sur le vieil arbre de la tradition.</p>
<p>C’est sur ce vieil arbre aux feuilles verdoyantes que passé et futur s’harmonisent, que les opposés apparents se conjuguent. Au cours de mes diverses expériences, j’ai pu maintes fois vérifier qu’une réelle performance ne pouvait exister sans authenticité. L’authenticité, même si elle se trouve malmenée, finit toujours par percer et traverse les époques ; la mode passe.</p>
<p><b>Dieu se cache-t-il, quelque part dans le business plan?</b></p>
<p>La vertu d’un business plan, c’est de rendre possible une belle idée.</p>
<p>Sa faiblesse, c’est de pouvoir rendre possible… une idée moins constructive. On utilise malheureusement aujourd’hui de façon frénétique les ressorts marketing et communication, ficelés dans de jolis business-plans… qui conduisent à des réussites économiques, parfois au détriment de la dignité humaine. Notre monde contemporain, matérialiste et individualiste, en fourmille d’exemples.</p>
<p>Dieu se cache dans les cœurs. Le cœur connaît le chemin – d’amour ! – qui mène l’humanité vers une véritable amélioration, qui mène l’humanité vers Dieu. Ce chemin, dans sa concrétisation, passe par la mise en relation d’hommes et de compétences, décrit dans ce qu’on appelle un business plan. Le défi est moins je pense de maîtriser l’art du business plan – il a pris trop de place, et davantage de retrouver ce chemin du cœur, collectivement.</p>
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